Deux parties dans ce livre où, pour la 6ème fois, nous retrouvons Bernie. Il faudrait plutôt dire "trouvons" car, retour en arrière, nous le voyons dans son emploi de détective à l'Hôtel Adlon après son départ de la police trop nazifiée à son goût.
Atmosphère tendue à Berlin avec la préparation des Jeux Olympiques qui suscitent deux réactions opposées : celle des hommes d'affaires plus ou moins véreux, alléchés par la perspective de marchés aussi fructueux que frauduleux et celle des milieux américains désireux de faire obstacle à l'obtention de ces Jeux par l'allemagne nazie en plein antisémitisme.
Une ravissante journaliste juive résidant à l'hôtel s'active beaucoup dans ce sens, jusqu'au moment où un très actif industriel allemand s'y trouve assassiné et qu'un ancien sportif y soit retrouvé noyé.
Tout naturellement le détective de l'hôtel se trouve chargé d'enquêter sur ces affaires aux multiples ramifications et par la même occasion tombera amoureux de la belle journaliste... à ses risques et périls, ce qui nous amène la fin de la première partie.
Dans cette seconde moitié nous nous retrouvons, comme les mousquetaires, 20 ans après, à la Havane où Gunther est en exil sous le nom de Carlos Hausner, ce qui lui va aussi mal que possible ! Bien sûr, avec Gunther, les tracas arrivent. Il va retrouver au hasard d'une consommation sur une terrasse, la toujours belle américaine logée dans la célèbre propriété d'Hemingway, toujours en voyages lointains.
Après l'Argentine, Cuba sous Batista est le refuge de trafiquants en tout genre et revoilà Carlos-Bernie de nouveau au contact des mêmes gansters.
Je ne vous en dirai pas plus mais sachez quand même qu'après des poursuites meurtrières, un rebondissement "sentimental" terminera l'ouvrage en laissant au lecteur l'idée que rien ne finit jamais et que peut-être...
Hôtel Adlon - auteur : Philippe Ker - éditeur : Le Masque (traduit de l'allemand par Philippe Bonnet)
Article plus récent Article plus ancien Accueil


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire