Point n'est besoin de 500 pages pour décrire le mal-être de vivre, particulièrement d'une jeunesse déjantée dans l'Italie d'aujourd'hui. Les quelques pages d'un tout petit livre de poche y suffisent mais avec quel talent déployé dans ces cinq histoires.
Cette lutte contre le vide de la vie... et l'odeur du figuier sont le fil conducteur de ces récits dont un seul est consacré à un homme coincé dans un ascenseur et qui revit les manques de sa vie, prenant la résolution d'y remédier dès sa sortie, ce qu'il ne fera jamais... que mort, dérision des projets. Attention, comme diraient les mises en garde à la télévision, "âmes sensibles" s'abstenir, certaines pages sont d'un réalisme cruel et violent, mais quel sens de l'observation !
Regard un peu triste sur la jeunesse, mais "c'est un mal dont on guérit" dit-elle dans un léger sourire pour terminer son ouvrage.
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